CSA Régional de l’Enseignement Agricole
17 juin 2026 – Limoges
Compte rendu
Le Comité Social d’Administration Régional de l’Enseignement Agricole (CSA REA) s’est réuni le 17 juin 2026, en format hybride (présentiel à Limoges et visioconférence), sous la présidence de la Directrice régionale de l’Agriculture et de la Forêt.
Lors de cette réunion l’Élan Commun a porté les inquiétudes des personnels concernant la baisse des moyens alloués à l’enseignement agricole et ses conséquences, l’avenir des CFA-CFPPA et les perspectives de la carte des formations.
La DRAAF a reconnu les difficultés budgétaires actuelles mais considère disposer de très faibles marges d’action, et renvoyant régulièrement les décisions au niveau national.
Pour L’Élan Commun, les réponses apportées demeurent largement insuffisantes face aux baisses de moyens, aux menaces qui pèsent sur les CFA-CFPPA, aux transformations de postes et aux risques croissants que représentent les restructurations des établissements.
La DRAAF était représentée par : Virginie Alavoine (DRAAF – en distanciel), Laurent Herbreteau (Chef du SRFD), Véronique Delgoulet, Laurent Jamme (visio), Jérôme Betoulle.
Sept représentant.es des personnels pour L’Élan Commun : Flavien THOMAS, Alain GODOT, Lydie DUBOIS, Hervé REBIC, Claire CAVERO, Diane RAFFOUR et Yannick LE BLANC (en distanciel)
Dans sa déclaration liminaire l’Élan Commun a tout d’abord dénoncé la baisse des financements des CFA-CFPPA et demandé quelles mesures la DRAAF entendait prendre face aux conséquences prévisibles sur les emplois et les formations.
Nous avons aussi dénoncé l’absence totale d’information institutionnelle concernant le décès d’un élève lors d’un chantier pédagogique dans un lycée forestier privé de la Drôme. Alors que cet accident a largement circulé dans les médias et sur les réseaux sociaux, aucune communication officielle n’a été adressée aux établissements. Les équipes pédagogiques se retrouvent ainsi sans éléments pour répondre aux interrogations légitimes des élèves et ne peuvent donc faire un retour d’expérience de cet accident tragique.
Enfin, nous avons interrogé l’administration sur le remplacement du poste de DRAAF adjointe en charge de l’enseignement agricole.
Les réponses de la DRAAF
La Directrice régionale a contesté l’idée d’un manque de dialogue social et rappelé qu’un troisième CSA était ajouré dans l’année et serait organisé en début d’année 2027.
Concernant l’accident de chantier forestier, elle reconnaît qu’un retour d’expérience est indispensable mais estime qu’il relèvera probablement de la DGER. La demande d’Élan Commun sera transmise au niveau national.
Le recrutement du ou de la futur·e directeur·rice régional·e adjoint·e est en cours et devrait aboutir rapidement.
En revanche, sur la baisse des financements des CFA-CFPPA, la DRAAF assume ne disposer d’aucune marge de manœuvre. Elle reconnaît que cette diminution entraînera probablement une réduction des formations, des difficultés financières pour les établissements et, à terme, des suppressions d’emplois. Les établissements devront en gérer les conséquences.
L’Élan Commun a rappelé que derrière ces décisions budgétaires il y a des personnels et des établissements dont la pérennité est directement menacée. FO partage ce constat en évoquant une véritable remise en cause du modèle de l’enseignement agricole.
Dans sa déclaration liminaire l’Élan Commun a tout d’abord dénoncé la baisse des financements des CFA-CFPPA et demandé quelles mesures la DRAAF entendait prendre face aux conséquences prévisibles sur les emplois et les formations.
Nous avons aussi dénoncé l’absence totale d’information institutionnelle concernant le décès d’un élève lors d’un chantier pédagogique dans un lycée forestier privé de la Drôme. Alors que cet accident a largement circulé dans les médias et sur les réseaux sociaux, aucune communication officielle n’a été adressée aux établissements. Les équipes pédagogiques se retrouvent ainsi sans éléments pour répondre aux interrogations légitimes des élèves et ne peuvent donc faire un retour d’expérience de cet accident tragique.
Enfin, nous avons interrogé l’administration sur le remplacement du poste de DRAAF adjointe en charge de l’enseignement agricole.
Les réponses de la DRAAF
La Directrice régionale a contesté l’idée d’un manque de dialogue social et rappelé qu’un troisième CSA était ajouré dans l’année et serait organisé en début d’année 2027.
Concernant l’accident de chantier forestier, elle reconnaît qu’un retour d’expérience est indispensable mais estime qu’il relèvera probablement de la DGER. La demande d’Élan Commun sera transmise au niveau national.
Le recrutement du ou de la futur·e directeur·rice régional·e adjoint·e est en cours et devrait aboutir rapidement.
En revanche, sur la baisse des financements des CFA-CFPPA, la DRAAF assume ne disposer d’aucune marge de manœuvre. Elle reconnaît que cette diminution entraînera probablement une réduction des formations, des difficultés financières pour les établissements et, à terme, des suppressions d’emplois. Les établissements devront en gérer les conséquences.
L’Élan Commun a rappelé que derrière ces décisions budgétaires il y a des personnels et des établissements dont la pérennité est directement menacée. FO partage ce constat en évoquant une véritable remise en cause du modèle de l’enseignement agricole.
2 - Affectation des élèves : Affelnet et Parcoursup
L’administration estime que la campagne Affelnet se déroule sans difficulté majeure.
Concernant Parcoursup, le taux de remplissage des formations est actuellement d’environ 78 %, avec toutefois des difficultés importantes sur certaines spécialités, notamment en BTSA ANABIOTEC. (peu de visibilité sur les formations par apprentissage)
L’Élan Commun souligne plusieurs points de vigilance :
le calendrier particulièrement anxiogène pour les élèves de STAV, avec des épreuves terminales avancées alors que Parcoursup débute simultanément ;
le déficit d’attractivité de certaines formations agricoles (par exemple la filière horticole);
des intitulés de BTSA peu lisibles pour les familles.
La DRAAF partage ce constat et reconnaît que les sigles des formations constituent un frein à la communication. Plusieurs actions sont engagées autour d’ambassadeurs et de témoignages d’étudiant·es, mais aucune évolution nationale n’est annoncée.
3. BTSA semestrialisés : des inquiétudes persistantes
L’Élan Commun est revenu longuement sur les conséquences de la semestrialisation des BTSA, en soulignant que cette réforme est aussi celle du 100 % CCF. L’Administration s’avère incapable de justifier la plus-value apportée par ce dispositif en terme de recrutement alors que cet argument est toujours mis en avant pour forcer son déploiement.
Nous dénonçons d’abord l’obligation implicite de passer en semestrialisation pour pouvoir obtenir l’habilitation au Bachelor Agro et qu’elle représente une charge et une réorganisation du travail considérablement accrue pour les équipes avec notamment une multiplication des évaluations tout en aggravant l’isolement pédagogique des personnels et le risque de « diplômes maison ». Nous dénonçons aussi les difficultés de fonctionnement avec une diminution continue des postes de titulaires.les effets de la semestrialisation
Nous avons demandé quel bilan était aujourd’hui réalisé par rapport aux anciens examens nationaux et si un contrôle a posteriori existait sur les pratiques d’évaluation.
Le SRFD indique que ces évaluations relèvent principalement de l’inspection et s’engage à faire remonter ces interrogations à la DGER.
4. Préparation de la rentrée 2026 : toujours moins de moyens
La dotation globale horaire régionale s’élève à 725 180 heures.
Malgré une légère réserve (840 heures) conservée pour les ajustements de rentrée, cette DGH traduit une nouvelle baisse de moyens pour la deuxième année consécutive.
92 % de la dotation est convertie en postes et 8 % en heures supplémentaires, soit en moyenne deux heures et demi supplémentaires hebdomadaires par enseignant·e. La DGH provisoire par établissement n’est pas encore totalement fixée (expertise d’emploi juste terminée), et une « rallonge » va être demandée comme l’année dernière.
Pour L’Élan Commun, cette moyenne masque une réalité beaucoup plus difficile dans certains établissements où les dépassements seront très importants. Nous avons également dénoncé l’absence de visibilité sur les conséquences réelles de cette DGH pour les emplois ainsi que les transformations de postes qui déstabilisent les équipes. Nous soulignons enfin les incertitudes concernant les postes liés.
Le SRFD reconnaît la complexité de l’exercice mais affirme gérer les moyens « au plus fin » afin de limiter les conséquences, et rappelle qu’en enseignant peut faire jusqu’à 6h supplémentaires hebdomadaires.
5. Postes gagés « dégagés »
En Nouvelle-Aquitaine, six agents occupant actuellement des postes gagés en CFA-CFPPA sont amenés à muter « virtuellement » vers des lycées, tout en restant « réellement » en poste dans leur CFA ou CFPPA. La DRAAF précise que cette « pratique » est autorisée par la DGER dans le cadre d’un échange « poste pour poste ».
Pour L’Élan Commun, ces mutations résultent de la pression exercée sur ces collègues afin qu’ils libèrent leurs postes gagés/PNA sont source de difficultés puisque les obligations de service dans les CFA-CFPPA sont différentes de celles des lycées.
Cette situation pose plusieurs difficultés. D’une part, des enseignant·es avaient formulé des vœux sur certains de ces postes en lycée, qui ont finalement été transformés. Ces modifications en cours de processus génèrent de l’incompréhension, un sentiment d’injustice, voire de la souffrance chez les personnels concernés.
D’autre part, quelles garanties sont apportées aux collègues contraints d’accepter ces mutations, alors même qu’ils n’ont pas demandé à quitter leur poste et que leur affectation en lycée ne correspond pas nécessairement à leur discipline ? Quelles assurances ont-ils qu’ils ne seront pas, à moyen terme, affectés sur des classes en lycée plutôt qu’en CFA-CFPPA ?
Enfin, quel accompagnement et quel suivi ont été mis en place par l’administration afin d’éviter de placer ces agents dans des situations professionnelles difficiles ou inadaptées à leurs compétences et à leur mission actuelle ?
Le SRFD assure qu’il y aura des fiches de service avec des échanges poste à poste pour la rentrée prochaine, mais ne peut rien garantir de plus
6. Personnels administratifs et techniques
L’Élan Commun est intervenu sur plusieurs sujets concernant les personnels ATLS.
Nous avons notamment dénoncé les contrats interrompus avant la fin de l’année scolaire (contrat 10/12) qui plongent les agents dans une forte précarité tout en fragilisant les établissements et qui sont une régression pour le droit des agents.
Le SRFD reconnaît les difficultés liées aux enveloppes budgétaires fermées et indique porter régulièrement cette revendication auprès du service des ressources humaines du ministère. Concernant les dotations en postes d’ATLS, sans préciser la situation par établissement, le SRFD précise que la région est plutôt au dessus de la moyenne et qu’il n’y a pas d’établissement sous-doté (révision tous les 3 ans).
Malgré la charge croissante de travail notamment des services administratifs, il ne faut donc pas s’attendre à une amélioration des conditions de travail.
7. Carte des formations : une réflexion indispensable
La baisse démographique des prochaines années préoccupe fortement l’administration.
Pour la DRAAF, cette évolution impose de repenser progressivement la carte des formations afin de maintenir l’attractivité des établissements. Le SRFD encourage à capitaliser sur les filières porteuses (complémentarité CAPA / Bac Pro, 3em par exemple).
L’Élan Commun rappelle qu’une réflexion ne peut être conduite établissement par établissement mais doit s’appuyer sur une véritable politique régionale d’aménagement du territoire avec une analyse fine des attentes des jeunes. La fermeture de plusieurs BTSA « cœur de métier » à la rentrée 2026 est une alerte forte qui ne peut être renvoyée qu’à la seule responsabilité individuelle des EPL.
Nous avons insisté sur les conditions de vie dans les territoires et les difficultés de mobilité qui peuvent un frein au recrutement dans nos établissements.
Il y a aussi un manque de lisibilité de certaines formations.
L’Élan Commun s’interroge sur le soutien de la profession concernant le CAPa et alerte sur les risques de concurrence entre établissements publics et privés.
« Être proactif et imaginatif » ne constitue pas une réponse satisfaisante.
8. Bachelor Agro
La DRAAF précise que les habilitations accordées ne le sont actuellement que pour une durée d’un an afin de permettre l’intégration progressive d’autres établissements.
Une enveloppe spécifique d’heures supplémentaires accompagnera les consortiums retenus.
L’Élan Commun souligne toutefois les nombreuses difficultés d’organisation que ces nouvelles formations feront peser sur les équipes lorsque plusieurs centres et plusieurs voies de formation seront associés.Des difficultés annoncées puisque plusieurs consortium portés par le privé verront des établissements publics y être associés. Le privé verra sa notoriété et son offre de formation renforcées, le public ne recevra que quelques heures supplémentaires…
Le SRFD précise que des conventions entre établissements sont en cours de rédaction pour cadrer le rôle de chacun.
9. Contrats territoriaux de consolidation
Pour la DRAAF, les contrats territoriaux constituent un outil permettant de mobiliser les équipes autour du recrutement et du développement des formations.
L’Élan Commun partage l’objectif de renforcer l’attractivité des établissements mais refuse que la responsabilité repose exclusivement sur les équipes éducatives.
Nous avons demandé quels moyens nouveaux accompagneraient ces contrats, quel soutien concret serait apporté aux établissements et quelle plus-value réelle ces contrats apporteraient par rapport aux actions déjà menées.
Nous déplorons une nouvelle fois la fermeture des 3 BTSA « coeur de métier » à la rentrée 2026 qui n’auront pas eu l’heur de bénéficier de ce dispositif.
Les réponses de l’administration restent limitées : le contrat doit surtout permettre de formaliser une réflexion collective et de mobiliser les partenaires locaux.
10. Questions diverses
– Le temps passé pour les CCF (pratique explicitée et oral) est très chronophage. Quels moyens donnez vous ?
Réponse de la DRAAF / SRFD : le sujet est national nous faisons remonter à la DGER
– La baisse des moyens pour la formation continue et par apprentissage :
Réponse de la DRAAF / SRFD : Comme nous l’avons confirmé lors de ce CSA il pourrait y avoir jusqu’à 8000 places en moins en Nouvelle Aquitaine, suite à la décision de la DGFP mais il faut aussi voir que depuis 2018, les CFA/CFPPA se sont beaucoup développés (notamment l’apprentissage) avec des bénéfices conséquents.
– La création de CFPCA et fusion CFA et CFPPA :
Réponse de la DRAAF / SRFD : nous ne décidons de rien au niveau de la DRAAF. Huit établissements sont concernés en Nouvelle Aquitaine. Il y aura 6 mois de délai, après le vote de la délibération, pour la publication de l’arrêté de composition). Nous avons un peu accéléré le mouvement pour pouvoir modifier l’arrêté de composition dans les temps.
– GIP :
Réponse de la DRAAF / SRFD : la création de ce GIP est compliquée et pas opérante. Il est remplacé par une association d’établissements.
– Les problèmes de dégradations de l’établissement à Venours lors du départ d’élèves en fin d’année. Les organisations syndicales demandent que la F3SCT s’empare de cet incident.
Réponse de la DRAAF / SRFD : l’établissement a porté plainte, et des élèves ont été identifié·es. La gendarmerie poursuit son travail,
Nous étudions votre demande de visite F3SCT mais à condition de bien la préparer, à la rentrée.
Un courrier sera envoyé pour condamner les actes et apporter un soutien dès le mois de juin à l’établissement de Venours et un déplacement est prévu au lycée à la rentrée.
La sécurité n’est pas optimale dans cet établissement car des bâtiments ne sont pas sous alarme. Il y avait déjà eu des soucis au cours de l’année. Nous proposons de recourir aux services de surveillance d’une société extérieur en fin d’année,
Il y a eu des problèmes similaires aux Vaseix à Limoges (épandage de lisier dans les couloirs) et il y avait eu une communication auprès des personnels pour les soutenir et préciser la procédure en cours (plainte déposée auprès du procureur).
