Aux membres du CA
A Mme la Présidente du Conseil d’Administration de NTA
Les personnels du lycée professionnel du Grand Blottereau ont mené en mai 2023 une action collective pour interpeller le Conseil Régional, la DRAAF Pays de Loire et la mairie de Nantes sur leur épuisement professionnel dans un établissement scolaire à l’abandon.
Il s’agissait de dénoncer des conditions d’exercice dégradées en lien avec l’Etat désastreux des locaux ainsi qu’un constat dramatique de manque de moyens chronique et insupportable.
Dans les priorités exigées par les personnels et les élèves, il y avait le projet d’établir enfin une restauration sur site pour l’ensemble de la communauté éducative et en terminer avec le déplacement quotidien au self de la Colinière.
Ce constat finalement partagé par la Draaf, le conseil Régional et la mairie de Nantes, a abouti à un projet de construction de nouveaux bâtiments et d’une redéfinition partielle de l’occupation du site par la mairie de Nantes.
Les engagements pris devant l’ensemble des personnels et partagés avec les élèves y compris lors de la fête des 10 ans de la fusion étaient clairs : La restructuration devaient impérativement comprendre un service de restauration sur site en liaison chaude ou froide.
Ces engagements sont aujourd’hui remis en cause ce qui est pour nous inacceptable et constitue un nouveau renoncement à faire de cet établissement un lieu d’enseignement et un lieu de vie où nos élèves peuvent bénéficier des mêmes conditions et des mêmes services que les lycéens des autres établissements scolaires.
En réponse au courrier de protestation des anciens administrateurs Thierry Jacob et Gérard Richard, André MARTIN vice président régional explique que la sobriété budgétaire et environnementale sont les priorités choisies par le Conseil Régional ;
Le renoncement à assurer un service de restauration sur place est assumé.
Les élèves pourront continuer à bénéficier du self de la Colinière ou pourront choisir de rester sur place en ayant la possibilité de réchauffer le repas qu’ils auront apporté.
– Aucune réponse n’est donc donnée au temps perdu par tous dans des déplacements quotidiens (1 heure 30 de temps de déjeuner dont 30 minutes de marche à pied) par des élèves déjà contraints à de lourds déplacements domicile – lycée.
– Aucune réponse n’est apportée au problème lié à la sécurisation des déplacements entre les deux établissements.
– Aucune réponse n’est apportée au service de la vie scolaire chargé d’encadrer, d’accompagner et de surveiller des élèves très majoritairement mineurs sur le trajet et au sein de la Colinière, et qui devra, en même temps, assurer ce service de surveillance au LPA dans la salle de libre-service.
– Aucune réponse n’est apportée à la fatigue quotidienne des élèves sortant de travaux pratiques à qui on demande un trajet piétonnier par n’importe quel temps (vent – pluie – froid – canicule)
– Aucune réponse n’est apportée aux situations d’absentéisme favorisées par un grand nombre d’élèves optant pour un régime d’externat.
– Aucune réponse n’est apportée à la gestion des élèves en situation de Handicap, nombreux au LPA, et dont les besoins ne sont pas du tout pris en compte.
– Aucune réponse n’est apporté à l’impossibilité d’organiser des temps éducatifs, des activités d’animation artistiques, sociales ou culturelles et d’en faire bénéficier nos élèves comme c’est normalement le cas dans nos lycées agricoles sur la pause méridienne.
Ce projet de restructuration, aussi séduisant soit-il, ne peut en aucun cas nous convenir sans restauration.
Le montant annoncé des travaux d’amélioration des cuisines de Jules Rieffel (700 000 euros) demande à être expliqué et détaillé. Si l’hypothèse de départ en liaison chaude à partir de Jules Rieffel ou de la Colinière n’est pas validée sur le plan technique et budgétaire, d’autres scénarios peuvent encore être envisagés ; liaison à partir d’une cuisine déjà équipée, restauration externalisée auprès d’une cuisine collective ou d’une entreprise spécialisée.
Il n’est pas concevable que les personnels du LPA, partie prenante et agissante dans ce projet, ne soient pas tenus informés et concertés directement comme s’y étaient engagés le Conseil Régional et la DRAAF Pays de la Loire, qui elle aussi semble actuellement écartée des circuits de communication.
La position des personnels du LPA a été exposée lors de la réunion du Groupe de Suivi des Utilisateurs du Projet, faute de de pouvoir être dite ailleurs. Les personnels demandent à être entendu et exigent le respect des engagements pris en 2023 et réitéré lors des 10 ans de la fusion :Un établissement avec une restauration sur site.
NANTES LE 5 juin 2026
Pour les élus ELAN COMMUN au CA de Nantes Terre Atlantique
Eliane LABIDOIRE
