Nous, personnels des CFPPA et des établissements agricoles publics, agriculteur.rices, professionnels du paysage, de l’agroalimentaire, de l’agro-équipement, du monde du cheval, acteurs sociaux, élus des territoires, porteurs de projet, anciens stagiaires, parents d’élèves, nous inquiétons de la dégradation alarmante de la situation de la formation professionnelle continue dans les secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire, du paysage et du machinisme agricole dans notre région des Pays de la Loire.
Conséquence d’arbitrages politiques et budgétaires nationaux et régionaux, les baisses de financement annoncées début avril impactent fortement et durablement l’appareil de formation continue. Elles s’inscrivent dans un contexte de réduction globale des crédits et de choix régionaux qui aggravent la situation, notamment par la non-compensation de ces baisses et le non-respect des volumes prévus dans les appels d’offres.
Par ailleurs, les nouvelles modalités imposées dans les dispositifs régionaux, en particulier le principe « 1 emploi = 1 formation », conditionnant l’entrée en formation à une promesse d’embauche, constituent un frein majeur et inadapté. Elles excluent de fait de nombreux publics et rendent impossibles certaines formations, notamment celles liées à l’installation agricole.
Nous sommes pleinement conscients des enjeux pour l’agriculture, l’agroalimentaire et le paysage de demain : renouvellement des générations, besoins en main-d’œuvre, maintien de territoires ruraux vivants, souveraineté alimentaire.
Dans un contexte de hausse des demandeurs d’emploi, de métiers en tension pour lesquels les besoins en formation sont avérés, il faut former !
Pourtant, ces objectifs ne pourront être atteints par la baisse considérable des moyens alloués à la formation professionnelle. Pire, les choix actuels vont à l’encontre de ces objectifs et mettent en danger l’ensemble du service public de formation agricole.
Ces orientations ont des conséquences directes et déjà visibles :
- suppression de places de formation
- baisse importante des volumes d’heures financées
- incertitude sur l’ouverture des sessions
- fragilisation économique des centres
- réductions du temps de travail, non-renouvellements de contrats, suppressions de postes
- risque de fermetures de centres et perte durable de compétences
Nous exigeons :
- un changement de cap immédiat à toutes les échelles (locale, régionale et nationale).
- le maintien et la pérennisation des financements publics pour la formation professionnelle agricole en Pays de la Loire
- le respect des engagements pris dans les appels d’offres régionaux
- la suppression des dispositifs inadaptés comme l’obligation de promesse d’embauche à l’entrée en formation
- une compensation immédiate des baisses de crédits afin d’éviter des conséquences sociales irréversibles
- un engagement clair de l’État et de la Région en faveur de la formation des demandeurs d’emploi
- l’ouverture d’un véritable débat régional associant l’ensemble des acteurs sur l’avenir de la formation professionnelle agricole
Former aujourd’hui, c’est garantir l’avenir agricole, alimentaire et rural de nos territoires.
Nous refusons la disparition programmée de la formation professionnelle agricole publique en Pays de la Loire.
Pour la défense de la formation professionnelle agricole publique en Pays de la Loire
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