Le SNETAP-FSU s’est adressé par courrier à la DRAAF pour dénoncer la nouvelle baisse de DGH que doit subir la Nouvelle Aquitaine sur le budget 2026 et le projet de carte de formations qui pénalise l’enseignement agricole public.
En effet, les arbitrages présentés au CREA du 8 décembre par la DRAAF sur la carte des formations 2026 et la dotation globale horaire constituent une attaque frontale contre l’enseignement agricole public en Nouvelle-Aquitaine.
Le SNETAP-FSU refuse catégoriquement ces décisions injustes, incohérentes et fondées sur des données manifestement erronées.
Alors même que la DGER a annoncé une augmentation du budget 2026 du programme 143, se traduisant par 14 ETP supplémentaires pour l’enseignement agricole public au niveau national, notre région se voit imposer la suppression de 4,3 postes. Cette baisse de DGH est d’autant plus inacceptable que la Nouvelle-Aquitaine avait déjà payé le prix fort en 2025 avec 5,7 postes supprimés. Pendant que d’autres régions bénéficient de moyens stabilisés, la nôtre est une nouvelle fois sacrifiée.
La justification avancée par l’administration repose sur des critères biaisés. Les chiffres d’effectifs utilisés par la DGER sont faux et en contradiction avec ceux présentés par la DRAAF elle-même. Ce décalage fausse mécaniquement le calcul de la DGH par élève et discrédite totalement les arbitrages rendus. Le SNETAP-FSU exige la correction immédiate de ces données et une intervention urgente auprès de la DGER.
La carte des formations 2026 est tout aussi alarmante. Deux ouvertures à la marge, trois fermetures de BTSA et le refus massif de projets portés par les établissements : c’est une politique de casse assumée. Ces décisions tournent le dos aux engagements de la loi d’orientation agricole, à l’élévation du niveau de qualification et aux besoins des territoires. Elles participent au démantèlement progressif du service public, au profit d’un secteur privé largement épargné, voire favorisé.
Cette situation pose aussi la question de la responsabilité de la DRAAF dans l’accompagnement des établissements. Comment accepter que des équipes pédagogiques aient travaillé pendant des mois sur des projets condamnés d’avance, sans alerte ni soutien de l’administration ?
Ce mépris du travail des personnels est inacceptable.
Face à cette politique régressive, le SNETAP-FSU exige l’abandon immédiat de ces arbitrages, la révision complète de la carte des formations 2026 et l’ouverture d’une véritable concertation avec les établissements publics.
