La section locale SNETAP-FSU de l’EPLEFPA ENILIA-ENSMIC (Campus de l’alimentation) dénonce avec force les décisions arbitraires de l’autorité académique concernant la carte des formations. Ces choix, incohérents et imposés sans concertation réelle, mettent gravement en danger l’avenir de l’établissement, ses personnels et ses élèves.

Le 23 septembre 2025, le CSA UREA Nouvelle-Aquitaine présentait l’ouverture à la rentrée 2026 des classes de première et terminale du baccalauréat professionnel MCV en section. Quelques semaines plus tard, lors du CREA du 8 décembre 2025, la carte des formations était brutalement modifiée pour y intégrer la fermeture du BTSA Bioqualim. Ce revirement, décidé en dehors de toute cohérence pédagogique, illustre le mépris persistant des instances et des collectifs de travail.

Ces décisions sont en totale contradiction avec le projet d’établissement, adopté par le Conseil d’administration et défendu par la section locale SNETAP-FSU. Celui-ci prévoit l’ouverture d’un cycle complet de bac professionnel MCV, de la seconde à la terminale, ainsi que le dégel et la réouverture du BTSA Bioqualim en première année. En l’état, la carte imposée fragilise le lycée, bloque son développement et conduit tout droit à une impasse pédagogique et humaine.

La mise en section des cycles terminaux des bacs professionnels PIPAC et MCV aboutit à des classes surchargées, mélangeant des publics aux attentes, aux parcours et aux programmes parfois incompatibles. Cette organisation dégradée constitue une régression majeure, notamment pour la filière PIPAC, dont les effectifs permettent pourtant un fonctionnement en classes de plein exercice. Les conditions d’enseignement et de travail des personnels sont directement impactées.

La fermeture annoncée du BTSA Bioqualim est tout simplement inacceptable. Ce diplôme emblématique, pilier historique de l’ENILIA-ENSMIC et de l’enseignement agricole, répond aux besoins des filières agroalimentaires et aux orientations affichées par la LOSARGA. Les BTSA sont l’ADN de notre établissement, et leur remise en cause menace directement les emplois et les missions de service public.

Depuis 2020, les personnels alertent sans être entendus sur l’urgence de construire une véritable stratégie de recrutement et de développement. Les préconisations claires formulées par la DGER en 2021 sont restées lettre morte. Cette inertie est désormais lourde de conséquences.

Face à ces choix autoritaires et destructeurs, la section locale SNETAP-FSU engagera toutes les actions nécessaires, à tous les niveaux, pour défendre l’EPLEFPA ENILIA-ENSMIC, ses formations, ses emplois et un enseignement agricole public ambitieux. Elle dépose dès aujourd’hui un préavis de grève pour le mois de janvier.

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