Les représentant.es de l’Élan Commun veulent d’abord rendre hommage aux victimes de l’attaque qui a eu au lycée agricole d’Antibes. Nos établissements ne sont pas épargnés par la violence. La santé mentale des jeunes est un sujet majeur ; les établissements scolaires et la médecine psychiatrique doivent avoir les moyens de suivre les élèves.
Une visite de la Ministre au lycée de Venours
L’Elan Commun déplore qu’à l’occasion de la venue de la Ministre démissionnaire au lycée agricole de Venours celle-ci est découvert qu’il existe des filières générales en lycée agricole à la rentrée scolaire.
L’Elan Commun dénonce également l’annonce de moyens constants pour la mise en place de la loi d’orientation agricole alors que la réalité est tout autre avec moins 45 ETP dans l’enseignement agricole pour cette rentrée.
En Nouvelle-Aquitaine, au regard de l’évolution des effectifs et de la carte scolaire depuis les 5 dernières années nous constatons la contradiction entre les objectifs affichés par la Ministre et les moyens alloués dans la réalité dans les EPL. Une contradiction qui ne cesse de s’accroître.
Des restrictions budgétaires graves
L’Elan Commun dénonce la suppression nette de postes de titulaires qui ne fait qu’amplifier la précarisation de la profession.
De même, sur le pacte enseignant.es, l’enveloppe allouée pour cette rentrée correspond à 66% des briques consommées en 2024-2025 sur le plan national, nous y voyons à la fois une bonne nouvelle car nous réaffirmons notre opposition à cette forme de rémunération individualisée et à la fois une mauvaise nouvelle qui reflète aussi les restrictions budgétaires en cours dans nos différents ministères et qui ne laissent rien augurer de bon.
L'Elan Commun combatif face à ces restrictions budgétaires
L’Élan Commun réaffirme donc sa position sur la défense de l’enseignement agricole public qui doit s’accompagner de moyens humains supplémentaires, d’un accompagnement des équipes pédagogiques aux différentes réformes qui ne cessent de s’accumuler mais aussi la prise en compte des problématiques sociétales à travers la lutte contre toutes les violences et toutes les discriminations.
Nous regrettons que le référentiel EVARS ne soit toujours pas rédigé pour nos classes de l’enseignement agricole alors qu’il existe dès cette rentrée dans l’enseignement général.
Enfin, l’enseignement agricole public ne pourra pas être au rendez-vous des enjeux, et ne pourra pas relever tous les défis s’il ne revalorise pas le statut de ces agent.es, leur rémunération, s’il maintient dans la précarité un nombre de plus en plus importants de non titulaires.
