La formation professionnelle publique est aujourd’hui gravement menacée. Les annonces budgétaires pour 2026 marquent un tournant inquiétant pour la formation professionnelle en général et pour les CFPPA de l’enseignement agricole public en particulier, pour leurs personnels, mais aussi pour des milliers de stagiaires qui comptent sur ces structures pour construire leur avenir.

Le SNETAP-FSU vient d’interpeller par écrit le Conseil Régional sur les conséquences de ces baisses annoncées et demande la préservation des formations publiques dans ce contexte de destruction de la formation professionnelle.

Une baisse drastique des crédits de la formation professionnelle

Avec une réduction de plus de 56 % des crédits alloués aux Pactes Régionaux d’Investissement dans les Compétences, le gouvernement fait le choix d’un désengagement massif de l’État dans la formation professionnelle. Cette décision est incompréhensible et profondément injuste alors même que les besoins de qualification explosent dans les secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire, de la forêt, du paysage, de l’environnement ou encore de l’aide à la personne.

8000 places en mois en Nouvelle Aquitaine

En Nouvelle-Aquitaine, près de 8 000 places de formation pourraient disparaître. Derrière ce chiffre, ce sont autant de parcours de reconversion, d’insertion professionnelle et d’émancipation qui risquent d’être sacrifiés. Les premières victimes de cette politique d’austérité seront une nouvelle fois les publics les plus fragiles : jeunes sans qualification, chômeur·euses de longue durée, allocataires du RSA, salarié·es précaires, personnes en situation de handicap ou en reconversion.

Cette attaque contre la formation publique intervient dans un contexte déjà alarmant : hausse du chômage, précarisation de l’emploi et difficultés persistantes de recrutement dans de nombreux métiers. Réduire aujourd’hui les moyens de la formation professionnelle, c’est organiser les exclusions sociales de demain et fragiliser durablement les territoires ruraux.

Des CFPPA en danger

Les CFPPA et CFA publics remplissent pourtant une mission essentielle de service public. Chaque année, ils accueillent des centaines de jeunes et d’adultes souhaitant se former, se qualifier ou changer de métier. Ils participent pleinement au développement économique, social et écologique des territoires.

Le SNETAP-FSU alerte sur les conséquences dramatiques des restrictions budgétaires : fermetures de sections, suppression de formations, diminution des places offertes, fragilisation financière des centres, précarisation des personnels contractuels et vacataires, remise en cause des investissements pédagogiques et recul de l’accès à la formation dans les zones rurales.

La formation professionnelle n'est pas une variable d'ajustement

Ces choix budgétaires sont en totale contradiction avec les besoins des filières agricoles et environnementales, mais aussi avec les objectifs affichés par la loi d’orientation agricole qui prévoit une augmentation de 30 % du nombre d’apprenant·es d’ici 2030. Les transitions climatiques, énergétiques et agricoles nécessitent davantage de qualifications, pas moins.

Pour le SNETAP-FSU, la formation professionnelle publique ne peut être une variable d’ajustement budgétaire. Elle constitue un investissement indispensable pour l’avenir, l’emploi, la transition écologique et l’égalité d’accès à la qualification.

Soyons nombreux.euses pour la défense des CFPPA le 30 juin à Paris

Face à cette casse programmée de la formation publique, le SNETAP-FSU appelle les personnels à se mobiliser massivement lors d’une action nationale le 30 juin 2026 à Paris (dont les contours restent à préciser) afin de dénoncer la baisse des crédits et d’exiger des moyens à la hauteur des besoins.

Retrouvez ci-dessous le courrier adressé au Président du Conseil Régional

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