Le 31ᵉ Congrès national du SNETAP-FSU s’est tenu à Brie-Comte-Robert du 24 au 27 mars 2026.
Il a réuni plus de 250 représentant·es mandaté·es par l’ensemble des sections métropolitaines et ultramarines. Pendant trois jours, les congressistes ont débattu et défini les orientations de notre organisation pour les trois années à venir, orientations que les instances dirigeantes et les sections du syndicat auront la responsabilité de mettre en œuvre.
La région Nouvelle-Aquitaine était largement représentée avec une délégation de 25 militant·es, porteur·ses des mandats adoptés lors du congrès régional de Montmorillon.
La délégation Nouvelle Aquitaine à Brie Comte Robert
C’est dans un contexte international profondément bouleversé, marqué par des fractures croissantes et une perte de repères et de valeurs républicaines, que les congressistes ont tracé la feuille de route de nos combats pour la défense de l’enseignement agricole public, de ses personnels et de ses élèves, étudiant·es, apprenti·es et stagiaires.
Face à la progression inquiétante des extrêmes droites en France et dans le monde – porteuses de projets capitalistes, racistes, sexistes, LGBTQIA+phobes et écofascistes – le Congrès a adopté des mandats forts. Une table ronde consacrée à l’extrême droite et au travail, suivie d’un débat, a permis de mieux comprendre cette dynamique et de réfléchir aux moyens de la combattre par l’action syndicale.
Le Congrès s’est également tenu en pleine mobilisation contre la loi Duplomb, symbole d’une aberration scientifique, sanitaire et environnementale. Le SNETAP-FSU y a réaffirmé son engagement en faveur d’une agriculture durable, nourricière et respectueuse des femmes et des hommes qui en vivent. Cette thématique a été illustrée dès la première soirée par la projection du film de Nicolas Glimois Les Antilles empoisonnées : la banane et le chlordécone, suivie d’un débat mettant en lumière le scandale du chlordécone.
Face aux défis majeurs du monde agricole — renouvellement des générations et transition agroécologique — les congressistes ont porté des orientations ambitieuses pour l’enseignement agricole public, à rebours des politiques d’austérité subies ces dernières années.
Parmi les temps forts, la question de l’intelligence artificielle et de ses impacts sur nos métiers a également suscité des échanges nourris. Le mandat adopté appelle à la plus grande vigilance et à une approche prudente face à ces évolutions.
Les congressistes ont par ailleurs rappelé la nécessité de construire des alliances larges et des fronts communs contre les extrêmes droites, et de repolitiser les espaces collectifs de travail.
La Nouvelle Aquitaine au travail sur les mandats
Ce congrès a été marqué par la richesse et la densité des échanges, illustrant pleinement la force de l’intelligence collective. Les discussions en secteurs, où la parole de chacun·e a été prise en compte, ont permis d’amender et d’enrichir les motions et mandats.
Au-delà des travaux officiels, le congrès a aussi été un moment de convivialité et de retrouvailles : repas partagés, discussions informelles, échanges et moments de rire ont contribué à renforcer les liens entre militant·es.
Prises de parole de la délégation Nouvelle Aquitaine
Conformément à nos statuts, le Conseil syndical national s’est réuni durant le congrès pour élire les 16 membres du Bureau national, puis valider le Secrétariat général proposé par celui-ci.
Ont été élus co-secrétaires généraux : Yoann Vigner et Olivier Gautier.
Ils seront entourés d’une équipe composée de Fabrice Cardon (secrétaire général adjoint en charge de la politique scolaire et de la laïcité), Angélique Bourdalle (secrétaire générale adjointe en charge de la pédagogie et vie scolaire), Gaël Voisin (secrétaire général adjoint en charge du secteur SCT), Marie-Lise Fournier (secrétaire générale adjointe en charge de la vie syndicale).
Les autres membres du Bureau national : Yannick Le Blanc (trésorier), Brice Fauquant (trésorier adjoint), Anne Le Quéré (coordination des régions), Stéphane Barnini, Clémentine Mattei, Corinne Lorrai, Frédéric Chassagnette, Clara Wang, Cécilia Augier et Malgali Loffreda.
Le nouvel executif du SNETAP-FSU
Le Congrès de Brie a également été l’occasion de saluer l’engagement de trois camarades quittant leurs fonctions nationales : Laurence Dautraix, Geneviève Laurenson et Claire Pinault.
Il faut aussi saluer de départ du Secrétariat général de Frédéric Chassagnette. Il reste au Bureau National mais quitte ses fonctions de Co-Secrétaire Général. Avec Laurence Dautraix, il/elle auront mené ensemble un travail majeur durant ces 3 dernières années et nous les remercions pour leur engagement sans faille pour notre organisation.
