En ouverture de la F3SCT de Nouvelle-Aquitaine, réunie le 17 novembre à Limoges, l’Élan commun est intervenu pour dénoncer les attaques répétées de la Coordination rurale contre l’enseignement agricole public, en particulier en Haute-Vienne. Nous avons rappelé que les EPL sont des lieux d’émancipation, de formation citoyenne et d’ouverture d’esprit, et que rien ne saurait justifier les pressions exercées contre l’EPL de Limoges. Les propos scandaleux tenus par le président du CA, assimilant une conférence citoyenne à un « lavage de cerveau », constituent une atteinte grave aux valeurs républicaines, à la liberté pédagogique et au respect dû aux personnels. Pour l’Élan commun, sa démission s’impose. La Directrice régionale a confirmé le caractère inacceptable de ses déclarations et indiqué que le ministère examine des suites possibles.
FONCTIONNEMENT DES COHS
Sur le fonctionnement des COHS, si la DRAAF se félicite d’un engagement global des établissements, nous avons une nouvelle fois pointé les manquements persistants : absence de réunions après des accidents, DUERP non réactualisés, et surtout formation Mentor imposée hors du temps de travail. Nous revendiquons que l’État garantisse réellement les conditions permettant aux représentant·es du personnel d’exercer leurs missions. La DRAAF s’est engagée à rappeler l’obligation annuelle de révision du DUERP et à fournir une trame commune, ce que nous avons acté unanimement.
VISITE DES ETABLISSEMENTS
La visite de la F3SCT à Périgueux a mis en lumière un manque de réactivité, laissant les personnels dans l’attente de réponses et des suites nécessaires. Nous avons rappelé la nécessité absolue de rendre visibles les conclusions et d’assurer un suivi réel, faute de quoi ces démarches perdent leur sens.
.
PLANS DE SECURITE DES ETABLISSEMENTS
Concernant les plans de sécurité et de prévention, après l’attaque au couteau au lycée d’Antibes, l’Élan commun a insisté sur l’urgence d’améliorer la protection des équipes, en particulier de vie scolaire, trop souvent isolée le soir à l’internat. Les formations uniquement en distanciel ne suffisent pas : les personnels ont besoin de temps libéré sur le travail et de moyens.
SITUATIONS PARTICULIERES
Nous avons également interpellé la DRAAF sur deux situations particulièrement préoccupantes :
– l’affaire de Magnac-Laval, toujours enlisée malgré les décisions de justice,
– le climat délétère à Neuvic, où la souffrance au travail atteint un niveau alarmant. Nous refusons la logique du bouc émissaire et exigeons une enquête F3SCT complète, indépendante et transparente. La DRAAF temporise, mais l’Élan commun maintient sa demande avec force : la santé mentale des agents n’attend pas.
Enfin, nous avons alerté sur la dégradation des conditions de travail des informaticiens, les dysfonctionnements concernant les AESH — une fois encore maltraité·es — et la surcharge de travail des personnels administratifs générée par la nouvelle tarification des repas.
