UN CSA-REA BRETON SOUS TENSION

Le 5 novembre 2025 les élus du SNETAP ont participé au CSA-REA Bretagne. En l’absence du DRAAF, cette instance était présidée par un chef du SRFD sourd à nos remarques mais fidèle à lui-même pendant cinq longues heures.

PRESENTATION DES EFFECTIFS D'ELEVES AU 1ER OCTOBRE 2025

Cette rentrée, on observe une hausse de 1 % des effectifs en formation initiale scolaire.

L’enseignement agricole public contribue à cette augmentation malgré une baisse de DGH en Bretagne.

Une progression a été observée dans les MFREO alors que l’enseigne agricole privé maintient ses effectifs.

Après une baisse depuis quelques années, le recrutement dans la filière service à la personne semble se stabiliser : il est à noter que sans cette filière, un établissement sur deux n’existerait plus dans l’enseignement agricole privé.

Sur la filière production, on observe une petite baisse des effectifs cette année.

Nous dénonçons toujours la différence de traitement concernant l’enseignement agricole privé et public : La DRAAF nous limite des seuils de recrutement là où le privé remplit ses classes au maximum et crée des classes fantômes si nécessaire (une classe déclarée et une classe supplémentaire non déclarée) et sans DGH !

Nous dénonçons les choix de la DRAAF Bretagne d’inciter les personnels à s’investir dans le recrutement des élèves mais de maltraiter les équipes enseignantes lorsque les effectifs sont présents en hésitant à dégeler une classe supplémentaire (cas de la seconde à Morlaix à la rentrée).

Nous dénonçons le choix de certaines directions qui, sans concertation avec les équipes, décident de ne pas dédoubler certaines matières afin de faire des économies de DGH, dans un contexte restreint.

RESULTATS AU EXAMENS

La DRAAF a dressé un bilan positif de cette session des examens.

Nous avons dénoncé les conditions déplorables et inhumaines dans lesquelles certaines épreuves se sont déroulées :

  • Dans un lycée agricole privé, le repas des candidats ainsi que leur présence dans l’enceinte de l’établissement n’était pas possible pendant la pause méridienne entre deux épreuves. Leur seule possibilité était de manger un sandwich sur la rue et sous la pluie.

  • Les élève de BAC STAV qui avait un tiers temps ne disposaient que d’une demi heure de pause entre l’épreuve du matin et celle de l’après midi.

  • Certains chefs de centre n’ont pas laissé à disposition des élèves et des surveillants le PV pour y inscrire une mention.

  • Certains élèves étant dans une salle à effectifs réduits se sont promenés seuls dans les couloirs avec leur copie pour la rendre.

DES DYSFONCTIONNEMENTS AVÉRÉS MAIS BALAYES D’UN REVERS DE MAIN PAR LE CHEF DU SRFD.

Cette attitude laisse craindre de nouveaux problèmes pour les sessions futures d’autant que le nombre de centres d’examen dans les lycées privés augmentent ainsi que le nombre de présidents adjoint de jury émanant du privé.

Que dire de la nouvelle réforme qui entraîne le choix assumé que l’épreuve d’écrit de français, en classe de première, se déroule même jour que celle de maths ?

CARTE DE FORMATION RENTREE 2025 et PERSPECTIVES

RAPPEL :

En Bretagne la carte de formation professionnelle est pluri-annuelle. Elle ne concerne que les niveaux CAPA, BAC pro et BTS.

C’est le conseil régional de Bretagne qui pilote les choix des classes à ouvrir ou à fermer en vérifiant la cohérence avec le territoire et les besoins locaux.

Cela devait constituer une expérimentation sur deux années, mais l’annonce a été faite que celle-ci allait durer 3 années…

C’est ainsi que lors de la mise en place, 2024 devait être année blanche. Elle l’a été en effet pour le public, mais pas vraiment pour le privé (ouverture d’une deuxième classe de 3ème EA à Rennes).

Au mois de juillet, un catalogue de formations professionnelles est édité par le Conseil Régional et chaque établissement a la possibilité de se positionner sur une formation en remplissant un dossier en ligne avant la fin septembre. Cela concerne aussi les demandes de changement de seuil de recrutement pour une formation professionnelle.

Le catalogue actuel prévoit l’ouverture de 4 CAPA spec. Métiers de l’agriculture sur différents bassins de Bretagne (sur toute la durée de l’expérimentation, c’est à dire que ce qui n’est pas attribué cette année restera pour les années suivantes).

Il est à noter que chaque demande d’ouverture devra être compensé par une fermeture de classe (règle obligatoire pour l’enseignement public et privé) et qu’une ouverture ne pourra se faire qu’accompagnée d’un contrat de création signé avec une branche professionnelle.

Voici les demandes déposées pour la rentrée :

7 projets d’ouverture de formation générale et technologique déposés auprès de la DRAAF

2 demandes d’ouverture EIL (1 EAP 35 et 1 CNEAP 56)

2 demandes d’ouverture de 4ème (2 CNEAP dans le 22 et 35)

3 demandes d’ouverture de 3ème (2 EAP 22, 29 et 1 CNEAP 29)

17 projets déposés auprès de la plateforme simplicité pour la formation professionnelle

8 mesures relevant de l’appel à projets (CAPA spec. Métiers de l’agriculture) :

4 pour le réseau public  :  2 dans le 22 et 1 dans le 29 et 25

2 pour le réseau privé: 2 dans le 35

2 pour le réseau des maisons familiales et rurales : 1 dans le 22 et 35

9 autres mesures:

5 demandes d’augmentation de capacités d’accueil (1 dans l’EAP 56, CNEAP 1 dans le 29, 1 dans le 35, 2 dans le 56)

1 demande de dédoublement de formation

3 demandes de fermeture (CNEAP : 2 dans le 22 et 1 dans le 29 mais formations déjà fermées)

Nous dénonçons une nouvelle fois l’abondance des demandes d’ouverture du CNEAP, diversifiant ainsi leur offre de formation et créant ainsi une concurrence directe avec les formations proposées dans l’EAP. L’enseignement agricole privé a l’habitude de formuler beaucoup de demandes afin de multiplier les chances d’obtenir des ouvertures de formation.

Nous ne comprenons pas le commentaire du chef du SRFD concernant la demande d’ouverture d’un CAPA spec. Métiers de l’agriculture du LPA de Saint Aubin du Cormier avec un partenariat avec la MFR de Fougères alors que l’établissement public concerné ne semble pas être au curant de cette situation. Malgré les explications du chef du SRFD, nous dénonçons la volonté non dissimulée de la DRAAF de travailler en complémentarité avec chaque composante de l’Enseignement Agricole Breton alors que dans la réalité quotidienne il s’agit bien de concurence et donc de la survie de l’EAP Breton.

MOYENS DE LA RENTREE 2025

Avec la baisse de DGH et la hausse des effectifs dans l’EAP Breton, la DGH/élève a baissé mais à quel prix ,,, Des classes surchargées, des dédoublements non réalisés dans certaines classes alors que prévues au référentiel (mais à titre indicatif).

Nous dénonçons à nouveau les conditions de cette rentrée scolaire avec des agents non payés avant le mois de novembre. Cette situation risque de perdurer pour les prochaines rentrées scolaires.

Quelques chiffres : entre 2020 et 2025 la proportion d’ACEN est passée de 14 à 23 %.

Une surcharge de dossiers à traiter en début d’année scolaire et des moyens humains au SRH toujours identiques. Mais cette situation cache un autre sujet : la baisse progressive des enseignants titulaires dans nos établissements bretons. Deux causes possibles : le non remplacement des agents titulaires partant en retraite, l’installation d’agent contractuels en CDI sur des postes de titulaires.